Les champignons lignivores peuvent rendre un arbre dangereux à Montpellier sans dégrader immédiatement son apparence. Ils consomment la cellulose ou la lignine, donc les composants qui donnent au bois sa résistance. Des consoles au pied, une écorce qui se détache, un collet spongieux ou une cavité humide signalent une altération possible. Dans les sols parfois compacts de la Mosson, les blessures de racines, l'eau stagnante et les remblais contre le tronc favorisent les portes d'entrée.
La couleur d'un champignon ne permet pas, à elle seule, de fixer le niveau de risque. L'élagueur examine son emplacement, son étendue, l'essence, la vigueur du houppier et les cibles situées dessous. Un sondage raisonné du bois peut compléter l'observation. La taille sanitaire retire les parties mortes et réduit le risque lorsque la dégradation reste localisée. Elle ne doit pas masquer un collet pourri ni déplacer la contrainte vers une autre charpentière. Si les racines maîtresses sont atteintes sur plusieurs faces, la tenue de l'ensemble devient difficile à garantir, surtout après saturation du sol et vent fort. Le démontage contrôlé est alors préféré à une taille répétée. Pour préserver les sujets voisins, on évite de blesser leurs racines pendant l'extraction et on désinfecte le matériel lorsque la pathologie le justifie. Un suivi photographique daté permet enfin de comparer l'évolution des fissures, cavités et fructifications.